Cylindres, cylindres

Ma prof de poterie me l’a dit et répété : des cylindres, des cylindres et encore des cylindres.

Donc voilà une petite série de cylindres :

cylindres

Et les voici émaillés avant cuisson :

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Le résultat final dans quelques jours…

Et voici des cylindres avec des petits chapeaux pour faire des nouveaux beurriers.

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2016-03-06 21.30.10

Nous sommes enchantés par le premier qui avait été réalisé (ici) : le beurre est à consistance idéale et se conserve vraiment très bien. Aucun rancissement même au bout de 10 jours. Le bonheur ! Comment a t-on pu s’en passer auparavant ?

sceaux

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Beurrier français (suite)

Après cuisson et émaillage, voilà ce que ça donne en vrai dans la vraie vie :

Beurrier français

La contenance est d’environ 125 g, et il suffit de remplir avec un peu d’eau pour que ça baigne…

Le beurre est à consistance « pommade » idéale pour tartiner sans effort : le bonheur !

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Beurrier français

Peu d’activités poterie ces derniers temps car j’étais occupé par un autre projet…

J’ai quand même réalisé des petites choses : je suis tombé sur une photo de beurrier français, dont je ne connaissais ni l’existence ni le fonctionnement.

Le beurrier français, ou beurrier breton, ou encore beurrier à eau, a été inventé au XVIIIème siècle. Il se compose de deux parties : un bac inférieur empli d’eau légèrement salée (si le beurre n’est pas salé) et un deuxième récipient, faisant office de couvercle, rempli de beurre et immergé dans la partie inférieure. Le beurre est maintenu au frais et isolé de l’air ambiant ; l’eau doit être changée tous les 2 ou 3 jours. C’est l’oxygène qui rancit le beurre et non pas la température.

Enfin du beurre tendre tous les matins ! La révolution du matin tranquille… Fini le problème des biscottes qui se brisent, ou du beurre sans saveur tellement il est froid.

Il était donc urgent que j’en fasse un !

Petit croquis préalable :

2015-11-02 15.17.00

Ensuite je prépare mes petites boules : deux de 300 g et deux de 400 g

Beurrier français

Et paf ! sur le tour

Beurrier français

(vous remarquerez le joli rondeau en bois que j’avais précédemment fabriqué)

Centrage de la motte

Beurrier français

et tournage du pot

Beurrier français

Je vérifie les cotes avec une « libellule »

Beurrier français

Et voilà le travail !

Beurrier français

Je replace un rondeau propre

Beurrier français

Et paf !

Beurrier français

Ça tourne, ça monte…

Beurrier français

et voilà le couvercle

Beurrier français

(vu d’un autre angle, dans le miroir qui évite les torticolis…)

Beurrier français

Après séchage à consistance cuir, tournasage et polissage, voici ce que cela donne pour le pot :

Beurrier français

et pour le couvercle (j’ai fait un petit trou pour que l’air s’évacue et que l’eau puisse être bien en contact avec le beurre)

Beurrier français

les deux en même temps

Beurrier français

et enfin les beurriers fermés

Beurrier françaisBeurrier français

Petit détail du sceau sur le fond

Beurrier français

woaah… trop beau !

Il ne reste plus que la cuisson et l’émaillage… résultat dans un prochain article.

Voilà, j’ai réussi à faire pas mal de photos pendant le process, mais je crois que mon appareil photo n’a pas été très content des doigts pleins de terre… Il va falloir que je trouve une solution pour les prochaines fois !

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